Extraits
du bulletin "Le Gnomoniste"
Volume XII numéro 1, mars 2005
Commission des Cadrans solaires du Québec
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« Il est hors
de doute que Zarbula fut un infatigable marcheur. Pendant quarante ans,
il a arpenté les routes et les chemins des Hautes-Alpes, des Alpes de
Haute-Provence et de la Savoie, de ce côté-ci des Alpes, et les chemins
et les routes du Piémont, sur leur autre versant ». « ...la zone où
se circonscrit son oeuvre est minuscule : Valloire, Fenestrelle, Argentera
et Seyne en forment les quatre sommets matérialisant, ainsi, un rectangle
d'à peine 3500 kilomètres carrés. Mais, cette petite campagne, il l'a
sillonnée sans relâche, allant, venant et revenant ».
P. Gagnaire «L’équerre et l’oiseau».
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Ce
qui est remarquable avec Zarbula c'est que nous nous trouvons face à du
grand art gnomonique, dans une région rurale encore très rustique, peu
praticable, on ne va pas dans le Queyras par hasard, ce n'est pas un lieu
de passage mais un endroit clos, inhospitalier. On ne trouve pas de cadrans
de Zarbula dans les villes, comme Gap, Briançon, Guillestre ou Embrun
mais ils sont installés sur des habitations ordinaires, des fermes, parfois
dans des lieux très isolés.
Alain Ferreira, de la Commission des Cadrans solaires de la Société
astronomique de France (SAF) |
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Des commentateurs
se sont étonnés de la production de Zarbula, certaines années, en particulier
en 1840, avec onze cadrans. Or Zarbula disposait, chaque année, d'une
bonne quinzaine de jours, à cheval sur la date du solstice d'été, pour
tracer des sous-stylaires par la méthode du cercle hindou, sans terminer
les cadrans. Une fois ses différents murs ainsi "gnomonisés", entre
le 10 et le 30 juin, il avait ensuite tout loisir pour achever son tracé,
quel que fût l'état du ciel. Presque chaque jour de juin, il aurait
pu ainsi préparer un mur, même dans des villages éloignés les uns des
autres.
P. Gagnaire «L’équerre et l’oiseau»
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Je
découvre que l’on sait fort peu de choses au sujet de Zarbula. Quand est-il
né? Quand est-il mort? Pourquoi utilise-t-il tel ou tel thème? Était-il
peintre, maçon, ou cadranier itinérant? Étrange destin d’un homme inconnu
. Aucun écrit ne nous est parvenu jusqu’à maintenant. Mais quel bonheur,
il nous reste ses cadrans! C’était son langage. On dira d’un tel autre,
qu’il a l’esprit de géométrie. Je crois pouvoir dire de Zarbula qu’il
a l’esprit de finesse! Si ses cadrans étaient des discours, je dirais
qu’ils n’ont pas encore subi l’équarrissage, conduisant à de multiples
résonances et harmoniques. Il nous faut donc étudier les cadrans de Zarbula,
pour découvrir le mystère ambiant et le génie de ce créateur solitaire.
En s’initiant à sa méthode de construction de cadrans, nous pourrions
peut-être entendre le dernier des versets de Rûmi, celui qui disait :
« Viens, qui que tu sois, cueillir les mille secrets répandus comme des
pétales de roses jetés sur ma tombe.» Ne connaissant pas l’endroit de
sépulture de Zarbula, il ne nous reste qu’un choix logique : son monument
n’est rien de moins que ses cadrans dans les Alpes.
André E. Bouchard secrétaire général Commission des Cadrans solaires
du Québec |
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Restauration des
cadrans de Zarbula :
- Club du Vieux
Manoir, Paris.
- Atelier du
Tournesol, 36 avenue Bertheriques,13570 Barbentane.
- Jean-Francois
Gavoty, professeur à l’Ecole des arts décoratifs de Strasbourg.
- Rémi
Potey,
- Evelyne Rey-Peyrot,
de Plampinet.
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