|
Curiosités solaires intérieures,
quand le Soleil a rendez-vous avec ... © Paul Gagnaire |
![]() |
|
|
Le Soleil dans les églises Certaines églises sont le théâtre de phénomènes
lumineux liés à la marche apparente du Soleil, tout au long des jours
et des années. Le visiteur qui constate leur réalité va s'interroger
sur leur origine instrumentale, leur interprétation astronomique et
l'intention supposée des bâtisseurs, lors de l'agencement des
structures qui les font apparaître. |
|
L' ORIGINE INSTRUMENTALE 1 - un oculus a été percé dans la toiture ou la
coupole de l'église pour laisser filtrer les rayons du Soleil. C'est
l'agencement qu'on trouve dans la plupart des grandes méridiennes
italiennes ou françaises telles que celles de : |
![]() ![]() |
|
L'INTERPRÉTATION ASTRONOMIQUE 1 - La tache de lumière produite par le rayon de
Soleil, à travers l'oculus, tombe tous les jours, à midi solaire local,
sur une ligne tracée sur le sol ou sur un mur, qui matérialise le
méridien local. |
![]()
|
| 2 - Si, comme il est à peu près inévitable, la tache de lumière se forme sur le sol ou le mur, avant midi et n'en disparaît qu'après midi, il est possible d'inscrire d'autres repères liés à d'autres positions azimutale du Soleil, le matin ou le soir. On peut même choisir des repères horaires mais cela implique de calculer un cadran horaire virtuel, ce qui ne soulève, cependant, pas de difficultés. | |
|
3 - Un cas de figure particulièrement intéressant
est celui où la tache de lumière se pose sur un endroit précis de
l'église, un jour précis et à une heure précise. L'obtention de ce
phénomène requiert un peu plus de calculs. Dans cet ordre d'idées il a
été rapporté que des oculi d'églises romanes illuminaient ainsi le
tombeau de saints personnages enterrés dans l'église, le jour de leur
mort. On connaît aussi le cas de la cathédrale de Chartres où le motif
central de la rose Ouest se projette sur le fleuron central du
labyrinthe vers le 15 août, en calendrier julien. |
|
| 4 - L'ombre d'un objet est projetée en
un point
précis de l'église tel jour à telle heure. C'est le cas d'une colombe,
suspendue au dessus du tabernacle de l'abbatiale de Saint-Antoine
en Dauphiné, dont le Soleil, passant par un vitrail du porche
Ouest, inscrit l'ombre exactement dans un triangle équilatéral
bouchardé sur une pierre du chœur, le 6 août grégorien, fête de la
Transfiguration et le 9 mai grégorien, fête de saint Pacôme. (10) Là encore, il a fallu installer la colombe et le triangle de pierre bouchardée en calculant des distances compatibles avec les dates exigées et l'élévation du vitrail. |
|
|
|
![]() |
|
LA RECHERCHE DES INTENTIONS S'interroger sur les intentions des constructeurs
de l'appareil gnomonique qui introduit le Soleil dans les églises,
n'est pas démarche oiseuse car cela permet parfois de valider ou
d'infirmer certaines hypothèses rattachant à cet appareillage des
finalités qui ne s'avèrent pas sans examen critique. Le visiteur peut
se trouver devant diverses situations : |
|
|
CURIOSITÉS SOLAIRES - "Juda
vert" de la cathédrale de Strasbourg
(67) |
|
| Lever
et coucher de soleil sous l'Arc de Triomphe |
| Photo Claude Garino - coucher de soleil 5 mai 2017 |
|
| Ordino : pic
d'Arcalis, la "montagne solaire" |
| Le 7 août, chaque année, à 7h37 le soleil est visible pendant trois minutes à travers un trou dans la roche. |
|
NOTES APPELÉES DANS LE TEXTE - BIBLIOGRAPHIE ÉLÉMENTAIRE (1) Ce titre est inspiré de l'ouvrage
magistral consacré aux grandes méridiennes des églises italiennes
: |