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Saint-Julien (69) : cour de l'école
Abbé GUYOUX
(1793 - 1869)
© Paul Gagnaire
Valfleury (42) : Paul Gagnaire
L'ABBÉ GUYOUX : SA VIE, SON ŒUVRE

L'abbé Jean-Marie, Victor Guyoux naquit le 4 ou le 15 juin 1793. (souvent on le fait naître en 1803, mais alors il aurait été ordonné au plus tard à 18 ans ce qui paraît impossible). Sa carrière ecclésiastique fut simple et linéaire. En voici les grandes dates, obligeamment confirmées par l'Evêché de Belley-Ars, à Bourg-en-Bresse :

  -Vicaire à Montmerle
-Curé de Lurcy
-Curé de Montmerle
-Décédé à Montmerle
le 14 Août 1821 (28 ans).
le 1 Octobre 1823 (30 ans).
le 3 Mai 1834 (41 ans).
le 19 Janvier 1869 (76 ans).

Lurcy et Montmerle-sur-Saône sont deux villages de la Dombes, dans le département de l'Ain, au nord de Lyon, voisins l'un de l'autre.
Son cadran fut inventé en 1827 et il valut à son créateur, en 1841, une tardive Médaille d'Honneur décernée par l'Académie des Industries agricole, manufacturière et commerciale. Cet honneur fut renouvelé par une autre Médaille, à l'Exposition universelle de 1855. L'abbé Guyoux est le premier, en France, à avoir construit un cadran de haute précision manifestant l'heure solaire, vraie, locale, ainsi que l'heure solaire, moyenne, locale (sur la courbe en 8), grâce à une lentille basculante qui garantit une très bonne lecture.
Les cadrans de l'abbé Guyoux étaient fabriqués, en petite série par un artisan de la Dombes dont le nom ne nous a pas été conservé. De même, on ne sait pas par quels moyens l’abbé touchait sa clientèle : bouche à oreille, « réclame » dans des journaux bien pensant peut-être. On en trouve, surtout, dans les petits châteaux du Beaujolais ou dans des établissements religieux de l'Ain. Mais le département de la Loire commence de faire montre de ses richesses. Comme il s'agit de cadrans équatoriaux, ils sont universels et leur bon fonctionnement ne dépend que de la justesse de leurs orientation et inclinaison.
Voici, sans prétendre à l'exhaustivité, la liste de ceux qui nous sont connus, y compris ceux d'attribution douteuse ou présumés disparus. Nous avons renoncé à donner des localisations plus précises, car ces cadrans n’attirent pas que des visiteurs recommandables :

  Ain
Ain
Ain
Ain
Ain
Ain
Revonnas
Ars sur Formans
Le Plantay
Revonnas
Simandre
Simandre
place du village(?)
cure (disparu ?)
abbaye N.D.des Dombes
habitation particulière
abbaye de Sélignac
habitation particulière
?
1860
a1865
1839
?
?

Ces deux derniers cadrans ne sont certainement pas des GUYOUX.
Le premier est signé: Abbé Berthiaud, curé de Péronnas (1873-1881). Le second est du même type.
On notera que le célèbre curé d'Ars, Jean-Marie Vianney (1786-1859) n'a donc pas pu connaître le cadran de son ancien presbytère.

  Rhône
Rhône
Rhône
Rhône
Rhône
Rhône
Rhône
Rhône
Rhône
Rhône
Loire
Loire
Loire
St.Jean d'Ardières
Odenas
Odenas
St.Lager
St.Lager
Chasselay
 Lyon
 StJulien/Montmerle
Gleizé
Charentay
Jonzieux
Valfleury
 Saint-Chamond
château du P
 château de L. C
château P
à Brillante (?)
 à Corval (?)
à Montluzin (?)
habitation particulière
 sur la place du village
 habitation particulière
 Ecole
jardin de la cure
particulière
pensionnat religieux
?
?
1834
1861
1846
?
?
?
?
1834
 1846
 ?
 1851

Le cadran de Jonzieux, le seul aussi éloigné des zones habituelles de l'abbé Guyoux, a, peut-être, une histoire émouvante: certains pensent qu'il aurait pu être donné par l'abbé Guyoux à son très jeune condisciple de séminaire, l'abbé Richard qui fut curé de Jonzieux. Toutefois, l'abbé Richard, né en 1803, n'a pas dû accomplir sa scolarité au séminaire dans les mêmes classes que l'abbé Guyoux, mais plus tardivement puisqu’il est son cadet de dix ans.



3 - Courbe en 8, graduée

Schéma de principe (Paul Gagnaire)

Odenas (69) : Les Pierreux
CADRAN À ÉQUATION : ABBÉ GUYOUX


2 - oculus avec une lentille orientable

3- couronne graduée et chiffrée
porte la date 1836



doigt "Les cadrans solaires de l'Abbé Guyoux" - 2014 - Jean Rieu


Atelier pédagogique : Association Copernic