NOTES ET SOURCES
(*1) Ainsi, parmi d'autres, Guy et Marjorie
BORGE résument, sans forcément la prendre à leur compte, cette
histoire, dans :
LYON, NAGUERE
(1840/1938).ALBUM PHOTOGRAPHIES ANCIENNES
Ed. PAYOT pages
42/43 en légende d'une photographie de FROISSARD intitulée «
Place des Cordeliers le 15 Mai 1856 »
"La Colonne du Méridien supporte, en haut de ses 20 mètres, la statue
de la Muse de l'Astronomie, laquelle se trouve placée là et non à la
façade de l'Opéra, comme ses sœurs, pour une raison surprenante.
L'architecte avait, tout simplement, oublié, lors de la construction de
l'Opéra, en 1828, de ménager une place pour elle. Il fallut trouver un
endroit pour loger la pauvre Uranie ... et ce fut celui-là ! Quant à la
Colonne, elle-même, elle avait été élevée en 1765 par l'architecte
Pierre-Gabriel BUGNIET. Elle sera détruite en 1858."
(*2) Cité par Jean-Charles BONNET
in "Les Lyonnais
dans l'histoire" sous la direction de Jean-Pierre GUTTON
Ed. Privat 1985
page 211 avec note bibliographique
La source est:
Henri d'HENNEZEL, in "Les villes d'art célèbres: Lyon" Ed. H. LAURENS
1914 pages 66/67
(*3) LYON ANCIEN ET MODERNE, par les
Collaborateurs de la Revue lyonnaise
Ed. BOITEL LYON
1838 tome I page 468 (note 1 partielle)
"...en 1765, une grande colonne cannelée, haute de 65 pieds,
remplaça la Croix élevée en 1748; on y plaça une statue colossale
indiquant le méridien, une Uranie, due à Clément JAYET. Dans le
soubassement de la colonne on pratiqua une fontaine qui alimente encore
en onde ce populeux quartier."
(*4) a) Travaux de l'Institut de l'histoire de
l'Art à Lyon,
cahier n°6 de
1980 pages 44 à 46
Les travaux de reconstruction de l'Opéra de Lyon furent interminables
(1826 à 1834), sous les architectes CHENAVARD et POLLET.Ce dernier se
retira fin 1831 alors que la grande Première inaugurale avait eu lieu
le 3 juillet 1831.
(b) La Revue du Lyonnais nouvelle série N°24
pour l'année 1862,page 328 confirme cette date, le nombre de huit Muses
et leurs quatre sculpteurs. Même confirmation dans le N°27 pour 1863
page 255.
(*5) A partir d'ici et pour le récit de
l'histoire de la Colonne nous nous référons surtout à deux sources :
a) Gilbert GARDES, Le Monument
public lyonnais:l'exemple de Lyon thèse de Doctorat d'Etat. Université
de Paris I-Sorbonne 1986
voir le tome I, pages:57, 89, 121, 132, 136, 329, 331, 446, 685, 718,
733. et le tome IV, pages 44 à 48
Seules les questions de Gnomonique que nous évoquons en fin de cette
étude ont été négligées par G. GARDES, car trop éloignées, sans doute,
de l'urbanisme strict qu'il traitait.
b) Paul SAINT-OLIVE, La Colonne
du Méridien - consultable en ligne 
in Revue du
Lyonnais nouvelle série N°27 pour l'année 1863 pages 18 à 36.
(*6) E.L.G. CHARVET, Lyon artistique:
Architectes
Ed. Bernoux et
Cumin 1899
(*7) A comparer, par exemple, aux colonnes:
de TRAJAN - 42 m
avec socle et statue
de MARC-AURELE -
42 m avec socle et statue
de la place
Vendôme(Paris) - 43 m avec socle et statue
de Catherine de
MEDICIS - 31 m avec socle, ornée du cadran de Pingré.
(*8) Cette polémique est marquée par la lecture
d'un Mémoire à l'Académie de Lyon, le 4 décembre 1770, puis par deux
textes :
a) Réponse du Sieur TERRIER,
architecte à Lyon, au Mémoire lu à la séance publique de l'Académie de
Lyon, le 4 Décembre 1770, contenant des observations et vérifications
sur la Méridienne de la Place des Cordeliers, à Lyon.
b) Réfutation de l'imprimé de M.
TERRIER au sujet de la Méridienne de la Place des Cordeliers.
Ces deux textes sont édités par Aimé de La Roche. Lyon 1771 (Coste).
Ils existent à la Bibliothèque municipale de Lyon.
Il n'est plus possible de donner tort ou raison à TERRIER puisque ses
calculs ne sont pas connus. Cependant, il affirme avoir utilisé un
formulaire ‘’ tiré de la trigonométrie rectiligne et de la
sphérique’’, avoir étudié la "Gnomonique" de DEPARCIEUX, avoir conduit
ses calculs par logarithmes et répété ses opérations avant et après la
pose du style. Cela lui mériterait un préjugé favorable s'il ne se
montrait pas si maladroit dans sa "Réponse", présentant plus d'idées
générales que d'exemples d'observations ou de paramètres bien établis.
La "Réfutation" semble peser très lourd, tant sur le plan théorique,
qu'en ceci qu'elle s'appuie sur la constatation matérielle et
vérifiable que la Méridienne est affligée de petites erreurs qui
affectent aussi bien la lecture de l'heure que celle de la date. Quand
TERRIER reproche à son contradicteur d'utiliser une montre douteuse, il
n'emporte pas notre sympathie.
Les 240 livres d'honoraires versées à TERRIER sont à rapprocher du
salaire moyen d'un ouvrier sans qualification soit 20 à 30 sous par
jour, donc environ 5 écus par mois, ou 30 livres, compte tenu des jours
chômés. Cf. Annexe monétaire, en fin de document.
Terrier avoue: "Je ne rougis point de le dire, dans ma médiocre
fortune, ce genre de travail est, en partie, le fonds de ma
subsistance."
A notre avis, TERRIER s'est attaqué à un travail proprement infaisable
avec rigueur et exactitude, même à partir de calculs irréprochables,
et, de surcroît, il s'est fait (osons le dire), "arnaquer" par ses
commanditaires.
(*9) Les cadrans solaires sur le côté convexe
d'un cylindre vertical ou même incliné, sont des raretés. Il en va de
même pour les cadrans sur troncs de cônes. Cependant on cite toujours
trois pièces:
a) le cadran cylindrique"au pélican"tracé
par TURNBULL sur une colonne du CORPUS CHRISTI COLLEGE à Oxford, en
1579.
b) le cadran cylindrique du Chanoine
Alexandre, Guy PINGRE sur la Colonne MEDICIS, en 1764, hélas disparu.
c) le gigantesque cadran tronconique d'Arata
ISOZAKI, à DISNEYLAND.
Voir sur ces references :
a) Philip
PATTENDEN, Sundials at an Oxford College Ed. Roman Books 1979
b) A.G.PINGRE,
Mémoire sur la Colonne de la Halle aux Bleds et sur le Cadran
cylindrique que l'on construit au haut de cette Colonne Paris 1764.
Voir aussi L'Astronomie de
Septembre 1908 pp.385 à 388
Voir enfin L'Astronomie de
Février 1998 pp.38 à 43.
c) XXX
Contemporary japanese architects Ed. Taschen 1990 pages 90 à 95.
Un autre cadran remarquable, sur quatre faces concaves, mais plus
ouvertes que hémi-cylindriques, verticales faisant face, chacune, à un
point cardinal, orne les jardins du QUIRINAL, à Rome. Il date de 1628
et il est signé THEODOSIUS RUBEUS PRIVERNAS (personnage totalement
inconnu). voir:
Amiral Girolamo FANTONI, Orologi solari , Ed.Technimedia Rome
1988 pages 337 à 339.
Repris in :
Revuede la British Sundial Society N juin 1992 Pages 10 16.
(*10) Voir, par exemple, les Almanachs de la
Ville de Lyon de cette époque qui présentent une table des écarts
journaliers et un mode d'emploi très précis.
(*11) Ainsi Henri de REGNIER, dans son roman "La
Double Maîtresse", conte-t-il l'histoire d'un gentilhomme,
l’attendrissant Monsieur de Galandot, frappé d'insolation devant son
cadran solaire où il attendait qu'il fût midi pour régler sa montre. La
scène se passe en 1723.
(*12) L'amateur qui, de nos jours voudrait
tracer une courbe de temps moyen sur un cadran, devrait réfléchir aux
deux considérations suivantes :
a) l'heure procurée par une telle
courbe est essentiellement une heure qu'on pourrait appeler "sociale";
c'est l'heure légale de la société où l'on vit: heure solaire, moyenne,
locale jusqu'en 1891, puis heure solaire, moyenne du méridien de Paris,
de 1891 à 1911, puis heure solaire, moyenne du méridien-origine (dit
autrefois "de Greenwich"), depuis 1911.
Actuellement, cette heure, qui
n'est autre que l'heure U.T. (après majoration de 12 heures), est
encore à majorer d'une heure en hiver et de deux heures en été, pour
devenir l'heure légale française. Pour que la courbe en 8 procure cette
heure "sociale", il faut l'axer, non pas sur la ligne horaire XII, mais
sur une ligne virtuelle qui intègre l'écart en longitude et l'avance
légale soit, à Lyon, sur XI h.19m.(hiver) ou sur X h.19m.(été).
b) sur un cadran vertical méridional,
ce 8 est très maigre; il est encore plus disgracieux sur un cadran
horizontal. Une très bonne solution consiste, sur un cadran vertical, à
tracer un 8 qui fonctionnera avec un système stylaire bifilaire, dans
lequel le fil méridien sera fortement éloigné de la table du cadran.
Alors, pour une hauteur inchangée du fil équatorial, et, donc, du 8,
les deux boucles de la méridienne s'enfleront jusqu'à ressembler à un
sablier. C'est un tel 8 que présente le dessin ci-contre.
Bien entendu, il est souhaitable de pouvoir automatiser le calcul
(micro-ordinateur), car un 8 de grandes dimensions exigera de calculer
au moins 365 points et, parfois, davantage, sans compter les arcs de
déclinaison.
(*13) L'Almanach de Lyon, en 1768, donne ainsi
les coordonnées géographiques de la ville, prises à l'Observatoire du
Collège (actuel lycée Ampère):
latitude............45°46' 05''
longitude............2°29' 30''
EST du méridien de Paris, ce qui fait avancer Lyon de 9 m.59s sur
PARIS. Nous avons vérifié les valeurs pour la place des Cordeliers, par
pointés sur carte I.G.N. et par visée satellitaire (G.P.S.). Nous
trouvons:
latitude.................45°45'
52'' (TERRIER a pris: 45°45' 51''.Or 1'' vaut 30m, 864. (111111/3600).
longitude................4°50'
16'' EST de Greenwich soit une avance de l'heure des Cordeliers sur
l'heure de Paris de 10 minutes (exactement 10 minutes, 0 seconde, 8
tierces).
Lyon.............4°50'16''
Paris............2°20'14''
-----------------------
= 2°30'02’’ (1° = 4 minutes.)
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