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Eglise SAINT-SULPICE
PARIS - 6

Recherche de cadrans (75)


Cherche-Midi (rue) 56, rue du Cherche-Midi
Couvent des Grands-Augustins 55, quai des Grands-Augustins
Eglise Saint-Sulpice Place Saint-Sulpice - rue Palatine
Grands-Augustins (rue) 7, rue des Grands-Augustins
Guénégaud (rue) 17, rue Guénégaud
Hôtel de la Monnaie 11, quai Conti
Institut de France 23, quai Conti

 




L'église Saint-Sulpice
place Saint-Sulpice, rue Palatine
Dans l'église Saint-Sulpice, l'horloger Henri de Sully commença, en 1727, une méridienne intérieure horizontale et verticale pour résoudre les problèmes de l'heure à Paris, mais il est mort le 13 octobre 1728 sans avoir pu la terminer.
En 1743, l'astronome Charles Le Monnier l'a reprise et transformée, pour résoudre des problèmes d'astronomie et, plus particulièrement, celui de la diminution de l'obliquité de l'écliptique.

La méridienne de l'horloger Henri de Sully
"il y a plusieurs années que j'ai pensé à quelque moyen praticable, et à la portée de tout le monde, pour connaître avec justesse tous les jours de l'année, l'heure vrai du Soleil, à quoi se doivent rappoerter tous les instruments dont on se sert pour la mesure du temps, et surtout les Horloges publiques".
[ Henri de Sully, 1727 ]
Des traces de la méridienne que l'horloger Henri de Sully avait commencé à installer en 1727 dans le transept, sont encore visibles ; elles sont parallèles à la méridienne de Charles Le Monnier, tracée 0,45 m plus à l'Ouest.



La méridienne de l'astronome Charles Le Monnier
"Cet instrument était aussi remarquable, lors de sa construction, par son exactitude que par la beauté des marbres de l'obélisque. Actuellement encore, le seul gnomon qui le surpasse en richesse et en élévation c'est celui de Bologne en Italie".
[ Nau, 1836 ]
En 1743, l'astronome Charles Le Monnier, 1715-1799, reprend la méridienne de Sully, la transforme et fait tracer, par Claude Langlois, Ingénieur aux Galeries du Louvre, une nouvelle méridienne placée à 0,45 m à l'Ouest de celle de Sully. Il l'utilise pour ses observations astronomiques sur les mouvements du Soleil, et plus particulièrement l'obliquité de l'écliptique. Les observations ont été faites sans discontinuer, jusqu'à la Révolution, soit par Le Monnier lui-même, soit par divers aides.

La ligne méridienne
La méridienne au sol est une simple ligne de cuivre de 4,5 mm d'épaisseur, encastrée entre des bandes de marbre de 0,10 m de large ; elle va de la dalle de marbre du Solstice d'été jusqu'à l'obélisque, en traversant le chœur sur 4,36 m. Sa longueur totale au sol est de : 40, 295 m.
Une dalle de marbre indique le Solstice d'été. Une plaque de cuivre indique l'obliquité de l'écliptique.
Une plaque de cuivre indique l'Equinoxe derrière le battant gauche de la porte de la balustrade du chœur.


L'obélisque
La méridienne traverse le transept Nord et remonte sur un obélisque au-delà du Solstice d'hiver de 10,72 m de haut
Le symbole du Capricorne, indiquant la date du Solstice, ceux du Verseau et du Sagittaire, marquent les dates des 21 janvier et 21 novembre.
Le piédestal qui supporte l'obélisque est très riche en informations faisant ressortir les buts de la méridienne, à la fois scientifiques et ecclésiastiques.


NOTE
La "ligne méridienne" matérialisée par une réglette de laiton scellée dans le sol de cette église fait partie d'un instrument scientifique appelé "gnomon astronomique" établi au XVIIIe siècle par le responsable de l'Observatoire de Paris, en plein accord avec les autorités écclésiastiques, en vue de mesurer certains paramètres de l'orbite de la terre autour du soleil. D'autres installations de ce genre ont été placées, par commodité, dans de grandes églises comme la cathédrale de Bologne où le pape Grégoire XIII a fait effectuer, au XVIe siècle, les études préparatoires à la mise en service du calendrier "grégorien".



Les œilletons
Deux œilletons sont scellés dans le bord du vitrail, l'un à 25,987 m, pour servir pour le Solstice d'hiver et l'Equinoxe, l'autre à 24,363 m, pour le Solstice d'été.


Printemps 2009
L'équinoxe de printemps (hémisphère Nord) a eu lieu le 20 mars 2009 à 11 h 43 TU

Photos prises le 20 mars 2009 à 12 h 47
par Alain Ferreira

Le cadran solaire, rue Palatine
Sur la façade méridionale, un cadran solaire vertical déclinant du matin doit dater de la construction de la nef.
Formant un carré de 1,20 m de côté environ, il est gravé dans la pierre. Le style polaire est soutenu par deux jambes d'appui.
Sa devise, disparue, serait : FVGACEM DIRIGIT UMBRAM
Il donne un sens à l'ombre fuyante.

Dans son roman "Code Lupin", Michel Bussi évoque la méridienne de Saint-Sulpice.