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La bataille de Verdun eut lieu du 21 février au
19 décembre 1916 près de Verdun, opposant les armées
françaises et allemandes. Elle se révélera aussi coûteuse pour
l'attaquant : elle fit plus de 714 231 morts, disparus ou blessés, 362
000 soldats français et 337 000 allemands, une moyenne de 70 000
victimes pour chacun des dix mois de la bataille.
Le lundi 21 février 1916 vers 7 heures, c’est le début d’une bataille
inhumaine.
Un déluge de fer et de feu s’abat sur un front de quelques kilomètres.
Deux millions d’obus — un obus lourd toutes les trois secondes —
tombent sur les positions françaises en deux jours.
À 16 heures, le même jour, 60 000 soldats allemands passent à l’attaque
sur un front de six kilomètres au bois des Caures.
Le fort de Douaumont, qui n’est défendu que par une soixantaine de
territoriaux, est enlevé dans la soirée du 25 février 1916.
Dans un premier
temps, le général Pétain réorganise la défense.
Dans un second temps, il revoit la logistique.
La seule voie de ravitaillement possible consiste en une voie ferrée
sinueuse doublée d’une route départementale. La route ne fait que sept
mètres de large et se transforme en bourbier dès les premières pluies.
Sur ces 56 km de piste, il fait circuler une succession ininterrompue
de camions roulant jour et nuit.
Cette artère vitale pour le front de Verdun est appelée « La Voie sacrée » par
Maurice Barrès. Il y circule plus de 3 000 camions, un toutes les
quinze secondes. 90 000 hommes et 50 000 tonnes de munitions sont
transportés chaque semaine.
Les lieux de violents combats se nomment : fort de Douaumont, fort de
Vaux, fort de Souville, Fleury-devant-Douaumont (village détruit), la
butte de Montfaucon, les Éparges, la cote 304, le Mort-Homme
(Cumières-le-Mort-Homme), tunnel de Tavannes, bois des Caures., ...
Le 1er juillet 1916 au matin, les Alliés ont attaqué sur la
Somme (Bataille de la Somme). Les
Russes
avancent sur le front oriental. Les Italiens font reculer les
Autrichiens. Les Allemands prélèvent des troupes et de l’artillerie sur
le
front de Verdun. Ces conditions compliquent la situation du
commandement allemand pour continuer les opérations à Verdun.
Le 11 juillet, une offensive de la dernière chance est tentée par
l'ennemi.
Elle est bloquée par le fort de Souville, à trois kilomètres de la
ville
de Verdun. Les Allemands perdent alors l’initiative.
Du 21 au 24 octobre les Français pilonnent les lignes ennemies. Écrasés
et gazés par des obus de 400 mm, les Allemands évacuent Douaumont le 23
octobre. Les batteries ennemies repérées sont détruites par
l’artillerie française.
Le 24 octobre, trois divisions françaises
passent à l’attaque sur un front de sept kilomètres. Douaumont est
repris, 6 000 Allemands sont capturés.
Le 2 novembre, le fort de Vaux est évacué par les Allemands. À la
mi-décembre, les troupes allemandes sont refoulées sur leurs positions
de départ.
[source Wikipédia] |