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La bataille du Chemin des Dames
1917

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Front de l'Aisne, 1917
Le Chemin des Dames

Le Chemin des Dames est un plateau calcaire, orienté Est-Ouest, situé entre la vallée de l'Aisne, au sud, et la vallée de l'Ailette, au nord. Ce plateau est un bel observatoire, tant vers le nord et la plaine située à l'est entre Reims et Laon, que celle située au sud depuis Soissons1. Les Allemands sont présents sur le plateau depuis septembre 1914. Ils ont eu le temps de transformer cet observatoire en forteresse en aménageant les carrières souterraines (Caverne du dragon), en creusant des souterrains permettant de relier l'arrière aux premières lignes, en édifiant et camouflant de nombreux nids de mitrailleuses.

L'offensive Nivelle

La bataille du Chemin des dames ou seconde bataille de l'Aisne  ou « offensive Nivelle», commence le 16 avril 1917 à 6 heures matin par la tentative française de rupture front allemand entre Soissons et Reims vers Laon,sous les ordres du général Nivelle.
Le plan prévoit une concentration maximale de forces sur 30 km de front. Le terrain doit être préparé par un bombardement d'artillerie massif chargé de détruire les premières lignes allemandes. Ensuite, les troupes d'infanterie doivent s'élancer protégées par un feu roulant d'artillerie.
L'idée de base du plan proposé par Nivelle est de percer sur la ligne du Chemin des Dames,
Les conditions météorologiques sont terribles quand commence l'offensive. En ce printemps 1917, il fait très froid et il neige même le 16 avril. Les Sénégalais qui se sont entraînés sur la Côte d'Azur, ne sont pas préparés à de telles températures. Nombre d'entre eux souffrent du gel. Le 17 avril, la pluie tombe d'une manière quasiment continue et rend le terrain très boueux. C'est surtout le mauvais temps qui gêne les préparations d'artillerie dont les objectifs visés ne seront pas toujours atteints. Les soldats qui s'élancent le 16 avril trouvent des positions allemandes très peu touchées par le bombardement.
Cette bataille est vécue comme un échec pour l'armée française. Alors que cette bataille devait être décisive, elle se solde par de lourdes pertes pour des gains sensibles mais insuffisants. Plus grave encore, son arrêt permet aux Allemands de rétablir leur situation très ébranlée.
Les pertes sont estimées à près de 200 000 hommes côté français au bout de deux mois d'offensives.

Mutineries de 1917

Face à l'entêtement de l'état-major qui souhaite poursuivre cette offensive à outrance, des mutineries éclatent et gagnent progressivement toutes les armées le long du front pendant 8 semaines. Par leur paroxysme, elles touchent 68 divisions sur les 110 qui composent l'Armée française1. Beaucoup de mutins ou de protestataires sont des soldats aguerris, qui ont prouvé leur valeur au combat. Ils demandent moins un arrêt de la guerre, ce qui aurait peu de sens dans la mesure où les Allemands n'ont pas l'intention de se retirer, qu'un commandement plus soucieux de la vie des soldats et plus attentif aux conditions réelles du combat moderne.
Le nom de Craonne, situé au cœur de la bataille du Chemin des Dames, a été popularisé par La Chanson de Craonne qui reste associée aux mutins de 1917 de la Première Guerre mondiale.

[source Wikipédia]

Ont perdu la vie au cours de cette bataille :
16/04/1917
Paul MERCIER Berméricourt (51)
60ème RI
17/08/1917
Félix DEMAZY Prosnes (51)
207ème RI